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Asuka Mitoriso-Orsa

Le blog RP des écrits d'Asuka


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13e soleil de la 1e lune astrale – Ul'Dah

Asuka ouvrit la porte de l’atelier de Bertefant sans même se faire prier d’entrer. Elle venait tout juste de s’enfuir de la Villa des Songes ou elle se sentait comme prisonnière. De son pas rapide, elle se rendit au bureau pour se retrouver face à face avec son ami.

[Asuka :] Bertefant, j’ai à te parler. Sa voix est froide, presque agressive.

[Bertefant :] Lui répondant sans décrocher le regard de ses papiers. Bonjour Asuka. Tu es bien pâle aujourd’hui.

[Asuka :] Il s’est passé quelque chose hier soir.

[Bertefant :] Raconte-moi.

[Asuka :] S’appuyant avec ses poings sur le bureau. Ne fait pas genre tu n’es pas au courant. Tu as suivi tout ce qu’il s’est passé avec les traqueurs que tu as implanté dans le masque.

[Bertefant :] Oh, tu as donc fini par les repérer. Tu en auras mis du temps. Alors je t’écoute, qu’as-tu à me dire.

[Asuka :] Ca grandit en moi, à l’intérieur. Ca attaque mes organes vitaux, et je n’arrive plus à stopper la progression avec ma magie.

[Bertefant :] Le moment est donc arrivé.

[Asuka :] Je refuse Bertefant, je te l’ai déjà dit une centaine de fois. Je ne veux pas redevenir une Hyur.

[Bertefant :] Tu vas mourir Asuka.

[Asuka :] Son visage se décompose, elle semble paniquée de plus en plus. Elle se laisse tomber sur la chaise face au bureau. Non… Non… Il doit bien y a voir un autre moyen, non ? Bertefant, tu as toujours solution a tout problème, dis-moi qu’il y a un autre moyen ?

[Bertefant :] Je ne sais pas, pas dans l’état actuel des choses. J’ai besoin de temps pour faire des recherches, mais je n’en ai pas. Tu n’en as pas. Ca progresse trop vite. Il prend un petit cadran qui affiche un écran holographique magitek. Beaucoup trop vite.

[Asuka :] Tu ne peux pas ralentir le processus ?

[Bertefant :] Je peux t’opérer, t’en extraire une partie, mais c’est risqué.

[Asuka :] Il le faut, j’ai besoin de temps. Il y a tous ces gens qui ont besoin de moi. Kyuuji, Gaëlle, Lyra’el, Ceana, Aurora… Mais oui, Lyra’el. Sa corruption pourrait inverser le processus ! Un semblant d’espoir se lit sur son visage.

[Bertefant :] Son visage s’assombri. Asuka. Tu ne survivras pas à la procédure du transfert de génome éthérée de Lyra’el. Il est trop puissant. Dans ton état il te tuera à coup sûr.

[Asuka :] Sauf si ma théorie est exacte. Frappe son poing contre le bureau. Nous devons essayer.

[Bertefant :] Et si tu as tort ?

[Asuka :] Sa vie a plus d’importance que la mienne, Bertefant.

[Bertefant :] Ne me dit pas que tu vis encore dans le passé, Asuka ?

[Asuka :] Elle se relève et lui tourne le dos. Tu le sais pertinemment, Bertefant… Il a emporté une partie de mon âme en disparaissant… Une partie que je ne pourrais jamais récupérer.

[Bertefant :] Il soupire. Tu ne feras donc jamais état des erreurs du passé, Asuka. J’avais cru avoir réussi à te le faire comprendre. Si seulement tu n’avais pas eu la décence de ne pas fuir.

[Asuka :] Tu sais très bien que ça n’aurais pas fonctionné entre nous, Bertefant. Je n’étais pas prête pour ça, et ça se serait terminer un jour ou l’autre. Désormais, je suis certaine de ce que vaut une vie comparé à la mienne.

[Bertefant :] Soit, si c’est ton choix.

[Asuka :] Merci…

[Bertefant :] Mais il faut d’abord stabiliser ton état. Tu es venue seule ?

[Asuka :] J’ai abandonné les autres… Je leur ai causé assez de tort comme ça…

[Bertefant :] Il faudra que tu comprennes un jour, Asuka, que les principes de vie ça s’applique dans les deux sens. C’est beau de dire à tes proches que les Songes forme une famille, mais si tu ne les laisse pas t’aider, c’est comme si tu réfutais toi-même tes principes.

[Asuka :] Tu sais très bien comment je suis, comment je pense et comment j’agis. Je me réfère au passé, j’en ai assez de me faire abandonner ou trahir.

[Bertefant :] Et tu vois aussi le mal partout, notamment dans des gens qui n’iront jamais jusque-là. Tu sais pertinemment au fond de toi qu’il y en a des comme ça autour de toi, Kyuuji et Gaëlle en font partie.

[Asuka :] Elle se retourne vers lui. J’y penserais, la prochaine fois.

[Bertefant :] Bien. Il est temps d’agir. On va passer dans la salle stérile.

[Asuka :] Tu en as pour longtemps.

[Bertefant :] Il faut déjà que je fasse état de l’ampleur des dégâts à l’intérieur de ton corps. Si la progression en est approximativement là ou je pense, j’en ai pour deux à trois heures d’opération.

[Asuka :] Autant commencer le plus tôt possible.

[Bertefant :] En effet, suis-moi.

Les deux partirent donc dans la salle stérile de l’atelier. Asuka se déshabilla pendant que Bertefant prépara ses outils opératoires. Elle s’allongea doucement sur la table en métal, sa froideur ne semblant pas l’affecter. Il dévissa doucement la vanne de la bouteille en métal posé à côté de la table puis posa délicatement le masque sur la bouche et le nez d’Asuka. Cette dernière senti alors doucement sa conscience lui échapper, avant de tomber dans un sommeil profond.

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8ème soleil de la 2ème lune astrale

La pièce est plongée dans la pénombre, la lumière n’étant plus essentiel pour Asuka. Elle était assise à son bureau, plongée dans ses pensées, depuis des heures. Poséïdus, sous sa forme d’hiboux finit par se glisser dans la chambre, là l’interstice de la fenêtre entre-ouverte qui lui été réservé. Il vint se poser devant Asuka avant d’engager la conversation.

[Poséïdus :] Sa douce voix fluette transitant à travers le corps du hibou semblait résonner dans la pièce. Bonjour Asuka. Tu as bien repris des couleurs on dirait.

[Asuka :] Sa voix était toujours faiblarde, ses yeux toujours aveugles. Elle leva tout de même la tête vers lui, guidé par ce petit pantin à l’éther qu’elle connaissait si bien. Bonjour Poséïdus. On peut dire ça comme ça, oui. Enfin, tout dépends si tu parles de ma peau ou de mes cheveux. Léger rire.

[Poséïdus :] Il claqua du bec. Au moins, tu as retrouvé ton sens de l’humour. Comment se déroule ta convalescence ?

[Asuka :] Pour le mieux. J’ai retrouvé la quasi-intégralité de mon ouïe, mon éther se régénère correctement au fil des entraînements.

[Poséïdus :] Un sourire se dessina sur son visage. Bien, bien. Je suis heureux de l’entendre.

[Asuka :] Mais je suppose que t’as visite n’est pas que pour prendre de mes nouvelles, Poséïdus, n’est-ce-pas ?

[Poséïdus :] Toujours aussi perspicace, ma grande. Effectivement, je viens te parler de quelque chose.

[Asuka :] Elle s’installa un peu plus confortablement dans son fauteuil, semblant se détendre un peu. Je t’écoute.

[Poséïdus :] Je pars en croisade.

[Asuka :] En... Elle déglutit, manquant de s’étouffer. Pardon ?! Mais quel peuple où race as-tu à massacrer ?

[Poséïdus :] Il se mit à rire. Un rire mélangeant le rire d’un homme avec le caquètement d’un oiseau. Aucun, rassure toi. J’ai juste dit ça parce que je trouvais le terme très... claquant.

[Asuka :] Je ne vois pas où tu veux en venir.

[Poséïdus :] Son air redevins plus que sérieux, son visage semblait même s’être un peu durcis. Je vais t’expliquer. Tu vois, il y a près de douze cycles, mon plus jeune frère, Gaïus, a disparu. Ceci suite au décès de son dernier porteur. En temps normal, j’aurais passé outre. Disons que dans la famille, nous ne nous préoccupons pas vraiment de l’existence de nos frères. Mais je t’avoue, qu’après tout ce temps passés à tes côtés, côtoyer tes amis et ta famille j’ai peut-être commencé à comprendre et développer une petite part de ce que vous appelez l’amour fraternel. C’est pour ça que je pars en voyage. Je compte le retrouver, pour simplement savoir où il coexiste en ce moment, et surtout si il se porte bien.

[Asuka :] Je vois. Elle opine. Et tu penses partir pour longtemps ?

[Poséïdus :] La tête du hibou se penche d’environ quarante-cinq degré sur la droite avant de revenir en place. Je ne sais pas, à vrai dire. Il pourrait très bien se trouver proche de nous, ou s’être réfugier à des dizaines de milliers de yalms d’ici.

[Asuka :] C’est bien vague, effectivement. Tu risques d’avoir bien du mal à le retrouver ainsi... Tu as une idée de comment tu vas t’y prendre ?

[Poséïdus :] J’ai bien encore quelques souvenirs de son empreinte éthérée. Je vais devoir sonder des zones verdures entière. Parce que il y à ça aussi. Gaïus est le champion du cache-cache dans la nature verdoyante.

[Asuka :] Et donc, tu comptes entreprendre ce voyage tout seul ?

[Poséïdus :] Tout dépend. Je peux te poser deux questions Asuka ?

[Asuka :] Elle haussa un sourcils. Je... Oui, bien sûr.

[Poséïdus :] Te sens-tu prêtes à pouvoir partir de nouveau en voyage ?

[Asuka :] Elle sembla réfléchir un petit moment, avant d’opiner. Oui, si on se ménage un peu au début, mais j’en suis tout à fait capable.

[Poséïdus :] Bien. Mais es-tu prête à tout lâcher, pendant une grande partie du voyage, ou il sera impossible de faire demi-tour et de revenir voir tes proches pendant une période de temps tout à fait indéterminée ?

[Asuka :] Je... Elle détourna le regard, semblant perdue un instant dans ses pensées. Oui, je pense que j’en suis capable.

[Poséïdus :] Alors tu pourras m’accompagner, si tu le désire.

[Asuka :] Merci beaucoup de m’attribuer une tel confiance, Poséïdus.

[Poséïdus :] Il souffla du nez. Normal, après tout ce qu’on a vécu.

[Asuka :] Et quand est-ce que nous partons ?

[Poséïdus :] Ses ailes s’étendirent, prêt à prendre son envol. Dans deux soleils. Ça te laisse le temps de dire au revoir. Il commença alors à prendre son envol, se dirigeant vers la fenêtre par laquelle il était entré.

[Asuka :] Ce sera fait. A dans deux jours Poséïdus.

[Poséïdus :] A dans deux jours Asuka... Il disparut alors par l’ouverture de la fenêtre. Laissant alors Asuka méditer sur son long et mystérieux voyage à venir.

"Les paroles s’envolent, les écrits restent."
Proverbe Latin
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